Fonction GrooveShark

Cliquer sur un auteur pour lire et entendre chanter ses textes

Apollinaire Guillaume (34) Aragon Louis (61) Banville Théodore de (24) Baudelaire Charles (77) Beart Guy (8) Belleau Rémy (4) Beranger (10) Berimont Luc (9) Bourget Paul (6) Brassens Georges (40) Brel Jacques (9) Bruant Aristide (5) Cabrel Francis (5) Cadou René-Guy (12) Carco Francis (7) Carême Maurice (7) Caussimon Jean-Roger (6) Chateaubriand (4) Claudel Paul (9) Cocteau Jean (6) Coppée Francois (10) Corbière Tristan (8) Corneille (4) Couté Gaston (18) Cros Charles (16) De Baïf (4) Desbordes-Valmore Marceline (18) Desnos Robert (16) Dimey Bernard (12) Du Bellay Joachim (5) Eluard Paul (25) Ferré Léo (6) Florian Claris de (7) Fort Paul (12) Gautier Théophile (28) Genet Jean (4) Gerard Rosemonde (4) Haraucourt Edmond (5) Hugo Victor (102) Jacob Max (8) Jammes Francis (7) La Fontaine Jean de (27) Labé Louise (8) Laforgue Jules (4) Lamartine Alphonse de (19) Leclerc Félix (6) Leconte de Lisle (19) Mac Orlan Pierre (6) Machaut Guillaume de (9) Malherbe Francois de (4) Mallarmé Stéphane (6) Marot Clément (28) Mendès Catulle (6) Musset Alfred de (28) Nerval Gérard de (22) Noailles Anna de (6) Nougaro Claude (6) Orléans Charles d' (17) Peguy Charles (7) Pisan Christine de (4) Prévert Jacques (26) Queneau Raymond (8) Racine Jean (4) Radiguet Raymond (4) Regnier Henri de (6) Richepin Jean (9) Rilke Rainer Maria (6) Rimbaud Arthur (40) Ronsard Pierre de (70) Rostand Edmond (6) Saint-Amant (4) Samain Albert (10) Silvestre Armand (11) Souchon Alain (4) Soupault Philippe (6) Sully Prudhomme (16) Supervielle Jules (8) Toulet Paul-Jean (5) Trenet Charles (5) Verhaeren Emile (5) Verlaine Paul (65) Vian Boris (6) Vigneault Gilles (5) Villon Francois (22) Vilmorin Louise de (5)

lundi 3 juillet 2017

Luc Bérimont - Stances



Ecouter sur DEEZER
Composé et interprété
par James Ollivier




Luc Bérimont - (1915-1983)


Stances

L’absence où chaque nuit désapprend ton visage
M’est un profond enfer
J’y sombre en t’inventant dans une morne nage
Et me retrouve aux fers.
Allume, mon jardin, tes pommiers et tes lampes
Pendant qu’il en est temps
Déjà la saison cogne et martèle à mes tempes
Son bruit assourdissant.
Tu es dans ma lumière une crête d’eau vive
Je ne suis que le pas
Du passant disparu. Ta dune sera vide
Quand tu m’effaceras.
Tous les cris ont franchi le gué près de ma langue
Je me rends sans combat
Au cheval de la mer si j’imposais des sangles
Il me jetterait bas.
Ainsi le noir taureau de l’amour et des astres
Me foule, me construit
Je chevauche sur toi la guerre et les cadastres
Le feu roulant des fruits.
Je ne veux plus savoir quels ennemis m’étranglent
Si je suis sage ou fou
Quels incendies, quels jeux, quels gouffres me haranguent
Au creux de tes genoux.
Intolérable amour, ma troublante morsure,
Ta victoire est ici
Un homme qui se plait sous le fer des tortures
Et qui se plaint ainsi.
L’absence où chaque nuit désapprend ton visage
M’est un profond enfer
J’y sombre en t’inventant dans une morne nage
Et me retrouve aux fers.



Du même auteur :
Chanson de l'été
Haute plainte en plaine l'hiver
Je parle de la mer
Je t'attends aux grilles des routes
Le voyageur
Noël (Madame à minuit)
Rémouleur
Soleil